jeudi 17 novembre 2016

Le Nouveau Monstre, novembre 2016 :


Une abstention intime. Gustavo Mazzatella

Samedi 5 novembre 2016, Dominique De Villepin invité politique chez Ruquier, pour la sortie de son livre « Mémoire de paix pour temps de guerre ». Je regarde sur Youtube, vidéo de 48 minutes, il va quand même bien se dire pendant ce temps-là des choses intéressantes... Malheureusement, c’était sans compter sur les protagonistes principaux de cette émission, qui n’aura décidément jamais eu la moindre once d’utilité. Je suis encore trop naïf, parfois...

Ruquier se sent obligé de lancer l’émission sur les primaires à droite, que Villepin balaie rapidement, en disant qu’il n’y est évidemment pas favorable. Il sait bien que les campagnes présidentielles sont déjà beaucoup trop longues, trop rapprochées aussi, alors nous faire chier avec des primaires dans les deux soi-disant grands partis, c’est vraiment la goutte d’eau pour faire déborder le vase.

Ensuite, séquence assez plaisante, car le Havrais à lunettes ne pose pas de question mais évoque brièvement l’idée générale que développe Villepin dans son livre, à savoir le fait que la France intervient trop et fait la guerre à des pays qui ne

La dictature du cool. Mary poppins

J’essaie de t’éviter, pourtant tu pollues mon espace visuel et auditif. Je ne sais pas comment on pourrait t’astreindre au silence et à la transparence, car malgré ce que tu revendiques, tu n’es pas un unique et différent, mais une armée de pareils. Tu m’empoisonnes ici, mais je pourrais toujours essayer de t’échapper, je te trouverais de la côte Est à la Côte Ouest, à Londres, à Amsterdam, à Berlin et encore tout autour. Tu as fait ton nid de l’Occident parce que tu y as trouvé toute la petitesse d’âme qu’il te fallait pour t’épanouir. Tu t’es auto-marketé sous l’appellation ‘génération y’, mais ta vermine dépasse largement le cadre des deux

Consommation. Mary Poppins


Le On se sert du mois !


The american dream. Gustavo Mazzatella

Mercredi 9 novembre 2016, les Français se sont réveillés avec la gueule de bois. Les électeurs Américains avaient finalement choisi Donald Trump comme président. Commenter cette élection n’a plus grand intérêt, ça a tellement été fait... Mais il fallait revenir sur deux points importants.

« Ça fait un peu le même effet qu’un attentat. L’envie de dire à ceux qu’on aime qu’on les aime. L’effroi. La peur. La tristesse. »

Tout d’abord, la réaction qu’a suscité l’élection de Trump chez mes chers compatriotes. Mais pourquoi les Français et autres Occidentaux ont-ils été autant « touchés » par cet événement ? Au fond, Donald Trump ou une autre, ça ne change pas grand chose. Il faut dire que les médias Français se sont fait d’un écho assourdissant sur cette élection, tout en appuyant grassement sur l’horreur que représente Trump, contrairement à Miss Clinton, le fameux moindre mal selon eux. Qu’est-ce qu’ils ont été lourds, encore une fois... En réalité, le seul point sur lequel nous sommes concernés, c’est la politique internationale que va mener le 45ème président des États-Unis. Selon les dires des deux ex-candidats, le winner mal

Communication visuelle. Mary Poppins


Le sondage du mois :


dimanche 23 octobre 2016

Le Nouveau Monstre, octobre 2016 :


Lettre aux maires de France. Gustavo Mazzatella

Cher Monsieur/Madame le Maire,

Je vous écris cette lettre plein d’espoir, qui je n’en doute pas, saura attirer votre attention et caresser votre esprit, titiller votre conscience et engourdir vos phalanges afin que vous vous absteniez de donner votre signature à un candidat quel qu’il soit, si ce n’est : Le Nouveau Monstre.

Je m’explique : nous avons décidé de présenter la candidature du Nouveau Monstre aux présidentielles de 2017, en tant que candidat de l’abstention. Vous trouverez sur notre blog un article rédigé par mes soins expliquant les raisons et les motivations de cette candidature, qui peut paraître frivole, mais c’est bel et bien le sérieux de la situation qui l’exige.

Au-delà des motifs profonds invoqués dans le-dit texte de l’abstention, si par une inadvertance inconnue, nous nous retrouvions avec l’envie de participer en mai prochain à ces fameuses élections médiatiques spectaculaires, nous serions bien embêtés et envahi d’un flou total. Depuis trop longtemps (toujours ?), des

L'abstention : l'ultime vote de la foi et de la raison

Extrait choisi d'un livre clairvoyant, précis et extrêmement pertinent, en ces temps d'islamophobie et d'intolérance décomplexées... Un grand merci à l'auteur et l'éditeur pour l'autorisation de diffusion de ce texte, en adéquation parfaite avec notre campagne pro-abstention.

Il faut distinguer deux sortes d’abstentionnismes qui peuvent atteindre le citoyen contemporain. Tout d’abord, celle relevant du processus de dépolitisation démocratique, la perte d’intérêt du vote est alors perçue par l’individu :

- Soit comme : inutile d’apporter sa propre contribution à une architecture qui ne semble pas avoir besoin de lui, ou bien alors, comme un effondrement de la pertinence politique, sublimée de plus, par une volonté de combler des désirs hédonistes : c’est l’apathie sociale que crée l’individualisme démocratique.
- Soit une abstention de « semi contestation » issue d’une volonté de rénovation

Joke


Joie. Maeki Maii

Mark Rothko, Untitled,
Orange on Yellow, 1956
Le divertissement c’est dangereux, ça attaque les zones sensibles, ça ronge l’esprit. C’est un cancer. Leur médicament est nocif. On donne de l’eau de javel à des bébés, et ils biberonnent. Et ils trouvent ça bon, leur javel, elle a goût de fraise bonbon. Par l’émotionnel, toutes émotions est déchiquetées. En charpie. Puis ils viennent avec des mallettes pleines de produits. Ils nous vendent ces produits comme du rêve, et comment osent-ils appeler leurs saloperies ? De la Joie !

Mais la Joie ce n’est pas ça. Non. La Joie… elle est toute visage. Toute innocence. Très, très lumineuse. Elle se parfume d’eau fraîche. Elle adoucit les mœurs. C’est un coussin en soie ou en satin. Avec des petites décorations cousues à la main. Des pétales de grâce en jasmin. La joie est très féminine, sans artifice, sans prétention. Mutine. Quand elle rit, les océans se scindent en deux pour laisser passer les cortèges de tendresse pénétrer l’épine dorsale. Quand elle crie, les cieux déversent des torrents de larmes de délicatesse, à en noyer nos Ames. Câline, elle embrasse, elle

Le féminisme en 2016. Mary Poppins


Le criminel, c'est l'électeur !

C’est toi le criminel, ô Peuple, puisque c’est toi le Souverain. Tu es, il est vrai, le criminel inconscient et naïf. Tu votes et tu ne vois pas que tu es ta propre victime.

Pourtant n’as-tu pas encore assez expérimenté que les députés, qui promettent de te défendre, comme tous les gouvernements du monde présent et passé, sont des menteurs et des impuissants ?

Tu le sais et tu t’en plains ! Tu le sais et tu les nommes ! Les gouvernants quels qu’ils soient, ont travaillé, travaillent et travailleront pour leurs intérêts, pour ceux de leurs castes et de leurs coteries.

Où en a-t-il été et comment pourrait-il en être autrement ? Les gouvernés sont des subalternes et des exploités : en connais-tu qui ne le soient pas ?

Tant que tu n’as pas compris que c’est à toi seul qu’il appartient de produire et de vivre à ta guise, tant que tu supporteras, - par crainte,- et que tu fabriqueras toi-même, - par croyance à l’autorité nécessaire,- des chefs et des directeurs, sache-le bien aussi, tes délégués et tes maîtres vivront de ton labeur et de ta

La donation du mois


mercredi 22 juin 2016

Le Nouveau Monstre, juin 2016 :

Affiche officielle du Nouveau Monstre (pièce unique)

Abstention 2017

« L’homme est un despote par nature et il aime être un bourreau. »1

Ce qui ne devait pas arriver arriva : Le Nouveau Monstre est candidat aux prochaines élections présidentielles !
Primo : rien que pour faire chier cette grosse merde de Jean-Michel Apathie qui se plaint toujours du nombre trop importants de (petits) candidats... Plus sérieusement, car ça l’est ; LNM est le seul candidat qui ne vous demandera rien ! Et c’est une première : nous ne vous demanderons même pas le jour du premier tour (et du second) de vous déplacer dans ces abîmes que sont les bureaux de vote : nous sommes le candidat de l’abstention !
Rien que ça...

Nous n’allons pas nous fatiguer à répondre à tous les (faux) arguments visant à culpabiliser le non-votant. Et nous n’essaierons pas non plus de donner des arguments pour ne pas voter. À quoi bon argumenter face à des personnes ignobles capables de donner leur voix à des personnes ignobles telles que François Hollande, Alain Juppé, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, François Bayrou, Nicolas Sarkozy et les autres. S’abstenir n’est pas seulement un droit,

La grève des électeurs

Une chose m’étonne prodigieusement — j’oserai dire qu’elle me stupéfie — c’est qu’à l’heure scientifique où j’écris, après les innombrables expériences, après les scandales journaliers, il puisse exister encore dans notre chère France (comme ils disent à la Commission du budget) un électeur, un seul électeur, cet animal irrationnel, inorganique, hallucinant, qui consente à se déranger de ses affaires, de ses rêves ou de ses plaisirs, pour voter en faveur de quelqu’un ou de quelque chose. Quand on réfléchit un seul instant, ce surprenant phénomène n’est-il pas fait pour dérouter les philosophies les plus subtiles et confondre la raison ? Où est-il le Balzac qui nous donnera la physiologie de l’électeur moderne ? Et le Charcot qui nous expliquera l’anatomie et les mentalités de cet incurable dément ? Nous l’attendons.
Je comprends qu’un escroc trouve toujours des actionnaires, la Censure des défenseurs, l’Opéra-Comique des dilettanti, le Constitutionnel des abonnés, M. Carnot des peintres qui célèbrent sa triomphale et rigide entrée dans une cité

Punition.


Nuit debout

J’étais à deux doigts d’opposer une indifférence totale au mouvement Nuit Debout afin de ne pas me compromettre dans cette incommensurable bluette que représente la lutte patronat/salariat, aussi passionnante qu’un livre de Marc Lévy, aussi assommante qu’un programme de France2. Comme d’habitude, et quand j’écris comme d’habitude on doit sentir poindre une certaine lassitude, la cause oppose des gens grisâtres en costume à des gens grisâtres en sarouel. Aucun des deux partis n’est avare de poncifs et chacun veut manger tout le gâteau. Parce qu’évidemment le conflit n’aboutit jamais, le patronat suçant le sang du salariat qui rêve de l’étriper, et vice versa, mais surtout, chacun rêvant d’amasser le plus d’argent et d’en perdre le moins possible, on comprend facilement qu’on ne les mettra jamais d’accord. Le chef d’entreprise bave la nuit en rêvant de produire au coût le plus bas afin de dégager un bénéfice toujours plus vertigineux. Le salarié, lui, délire en rêvant d’un salaire de ministre, d’allocations généreuses, d’un pouvoir d’achat infini. Évidemment les deux partis babillent un jargon d’une mauvaise foi monstrueuse et de tout temps

To do list :


Les mots de Guénon !

Si l’on définit la « démocratie » comme le gouvernement du peuple par lui-même, c’est là une véritable impossibilité, une chose qui ne peut pas même avoir une simple existence de fait, pas plus à notre époque qu’à n’importe quelle autre ; il ne faut pas se laisser duper par les mots, et il est contradictoire d’admettre que les mêmes hommes puissent être à la fois gouvernants et gouvernés, parce que, pour employer le langage aristotélicien, un même être ne peut être « en acte » et « en puissance » en même temps et sous le même rapport. Il y a là une relation qui suppose nécessairement deux termes en présence : il ne pourrait y avoir de gouvernés s’il n’y avait aussi des gouvernants, fussent-ils illégitimes et sans autre droit au pouvoir que celui qu’ils se sont attribué eux-mêmes ; mais la grande habileté des dirigeants, dans le monde moderne, est de faire croire au peuple qu’il se gouverne lui-même ; et le peuple se laisse persuader d’autant plus volontiers qu’il en est flatté et que d’ailleurs il est incapable de réfléchir assez pour voir ce qu’il y a là d’impossible. C’est pour créer

La donation du mois :


samedi 30 avril 2016

Le Nouveau Monstre, avril 2016 :

Rouge. Mary Poppins.

Lorsque mon rédacteur en chef (qui est tyrannique et à peu près fou) m’a annoncé : en avril on sort un numéro sexuel, j’ai d’abord râlé, puis j’ai vite intégré l’idée que j’allais devoir m’y plier vu que je suis la seule à écrire pour lui, les autres ont foutu le camp, et alors sans moi, on fermerait la boutique. J’ai commencé à dessiner quelques enchevêtrements de corps, un bras ici, là la pointe d’un sein, juste au-dessus d’une turgescence, le tout emmêlé de cheveux et j’allais ajouter une fine lanière de cuir lorsque j’ai réalisé que je m’ennuyais. Peut-être que plus exactement je n’ai pas le talent d’écrire quelque chose qui ferait bander comme le fait très bien Albert Fumier, qui porte bien son nom celui-là, qui n’a jamais rendu son texte. Mais parlons de sexe, oui, finalement.

Les photographies de Rupi Kaur m’avaient agacée comme m’agace toujours l’art qui ne trouve de légitimité qu’en éventrant les tabous d’une société sur le déclin. La fille pose tachée du sang de ses règles. Cette fois j’ai bien voulu m’y arrêter

To do list


L'interview de Gustavo : Misungui !

Misungui by François Benveniste,
2016
Gustavo Mazzatella : Comment considérez-vous le corps humain ? Comme un objet ? Un outil ? Un poids ? Une enveloppe à mettre en valeur ?

Misungui : Pour moi le corps et l’esprit ne sont pas deux choses différentes, du moins je ne pose pas de frontière claire entre ces deux notions. Aussi, je pense que mon corps c’est moi, qu’il m’appartient et que je lui appartiens.
Il s’agit donc de choyer ce corps, de l’aimer et de le mettre à l’épreuve, de le faire vivre, de le comprendre et de le ressentir.
Mon corps est ce qui fait de moi une personne, capable d’interagir avec le monde qui m’entoure. Je veux utiliser ce corps au maximum de ses possibilités, en trouver les limites et souvent les franchir. C’est mon outil d’être au monde.

GM : Vous vous définissez comme « pro-sexe ». Selon vous, la société est-elle en train de se libérer sexuellement ou au contraire, de (re)devenir

La blague du mois !

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Vixen teen girl is seducing old guy to nails her juicy cunt. Gustavo Mazzatella.

Rinçage d’un rasoir dans un lavabo. Un homme d’environ 45 ans finit de se raser le cou dans la salle de bain. Son bouc semble nickel. Une jeune femme le rejoint, en sous-vêtements.
« - What do you want ?
- I want sex with you.
- Aaarrgh... You are too young.
- Please... »
L’homme ne semble pas disposé. Il lui explique qu’elle est trop jeune, beaucoup trop belle. Mais la jeune brune ne se dégonfle pas et embrasse celui qui pourrait être son père... qui finalement, sans trop de résistance, se laisse faire et a l’air d’apprécier. Plan serré sur ce roulage de pelle intense.

Tout en l’embrassant, mademoiselle caresse à travers son jean les couilles de

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La recette du mois !

Ce mois-ci Jean-Pierre Fok et Paul Grocuse vous propose :
« La queue du sarrazin »

Les crêpes :

- 500 grammes de blé noir
- deux oeufs
- une cuillère à café de sel
- un litre d’eau
- 25 centilitres de bière

Mettre dans un saladier la farine et le sel
Creuser un puits et mettre les oeufs
Mélanger les œufs dans le puits, au fur et à mesure rajouter de l’eau et à la fin

samedi 20 février 2016

Le Nouveau Monstre, février 2016 :


NATACHA ROBERT LIBERATION. Gustavo Mazzatella.

« Un journaliste est une personne dont la profession est de rassembler des informations, de rédiger un article ou mettre en forme un reportage afin de présenter des faits qui contribuent à l’actualité et l’information du public. » Voilà ce qui est écrit sur Wikipédia. Et c’est sensiblement identique dans le dictionnaire. Il existe en France un peu moins de 37000 personnes qui possèdent une carte de presse, et qui seraient donc des journalistes. Mais, où se cachent-ils ?
Moi, dans notre chère contrée, je ne vois que des inlassables prétentieux, cherchant à être des faiseurs d’opinions au détriment de l’information... Comme ils n’ont ni le talent ni les connaissances pour convaincre qui que ce soit, les voilà forcés de s’aligner sur la pensée du plus grand nombre, afin de vendre en masse. Oui, les patrons de presse et autres chefs de chaînes de télé sont des financiers : il faut faire du chiffre. Alors les larbins exécutent. Ils sont exactement comme les politicards : pas étonnant qu’on les retrouve dans

La blague du mois !

video

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13 décembre 2015. Mary Poppins.

Vomir. Je ne suis pas allée voter, vous pensez bien. Et je ne voterai plus tant qu’on ridiculisera les candidats non issus du faux clivage droite/gauche et tant que le vote blanc ne sera pas VRAIMENT pris en compte. Par contre, comme je n’étais pas chez moi, j’ai dû m’enfiler toute une soirée électorale à la télévision, ça doit être une forme de punition divine et oh mon dieu, je me suis souvenue alors de pourquoi j’ai bien l’impression que je n’irai plus jamais voter de toute ma vie. À part peut-être pour choisir la nouvelle couleur de la poubelle de l’immeuble. Ça doit pas être trop grave, au vu des taux d’abstention chez les députés lors des séances de l’Assemblée Nationale.

Ô la tristesse d’un plateau télé post régionales ! Déjà, Cécile Duflot, maintenant quand je l’entends parler, je ne peux plus m’empêcher de penser au fait qu’elle a appelé sa fille Térébenthine. Ça crée un bourdonnement dans ma tête, tout

La recette du mois !

La plus royale des daurades.

La photo vous donne envie ? Alors veuillez suivre nos instructions à la lettre !

Ingrédients :

- deux daurades royales
- huile d’olive
- 3 carottes
- 1 oignon
- sel, poivre
- citron
- piment d'Espelette

Préparation :

- Achetez deux dorsales royales chez votre meilleur poissonnier.
- Préparer un plat à four tapissé d’une fine couche

Forbidden.


QUARANTE ANS EN PRISON. Leonard Peltier.

Salutations à vous, amis, soutiens et à tous les Peuples Autochtones.


Que pourrais-je dire que je n’aie pas déjà dit avant ? Je suppose que je peux commencer par dire "à plus tard" à tous ceux qui sont décédés au cours de l’année passée. Nous, les Autochtones, n’aimons pas dire leurs noms. Nous croyons que si nous prononçons leurs noms, çà troublera leur voyage. Ils pourraient se perdre et leurs esprits errer pour toujours. Si trop de gens les appellent, ils essaieront de revenir. Mais leurs esprits savent que nous pensons à eux, alors tout ce que je dirai est "bon voyage et j’espère vous voir bientôt".

Le 6 février, j’aurai été emprisonné pendant 40 ans ! J’ai 71 ans et je suis toujours