mercredi 16 juillet 2014

Coupe du Monde 2014. Gustavo Mazzatella.

Didier Deschamps, ce héros

Grâce à lui, l’équipe de France est revenue dans le coeur de tous les français. Il a redoré le blason des ex « délinquants », quasiment les mêmes joueurs qui n’étaient pas descendus du bus. On a presque pas entendu d’idiots déplorant que « c’est l’équipe du Zimbabwe, pas la France ! » Un magicien ce Deschamps... La nation entière était devant ses écrans pour suivre le parcours moyen de ses joueurs tricolores. On a tremblé, vibré, pleuré avec eux... Tout le monde se gargarise de cette « bonne » coupe du monde pour nous. Sauf que personne ne dit qu’avec Nasri par exemple et Ribery en forme (la Deschamps n’y est pour rien, quoi que...), cette équipe aurait peut être battu les Boches, flanqué 7 pions aux brésiliens et
ridiculisé les argentins en finale. Non, nous, on préfère se contenter de ces matchs sans trop de saveur, triste comme la tronche à Deschamps et montrer du doigt les algériens qui eux ont joué avec panache ! Sacré mentalité française, à l’image de son pathétique sélectionneur. Quel plaisir d’entendre les supporters des Fennecs klaxonner dans les rues de la capitale. Il faut vraiment avoir un fond très raciste pour ne pas jouir de cela, ou alors ne pas connaître l’Histoire Franco-Algérienne. Il n’y a eu quasiment aucun débordement dans ces joies, contrairement à ce qu’on a pu laisser croire les mythomanes. J’ai par contre eu connaissance d’une « ratonnade » à Carcassonne, par des néo-nazis pro-allemand le soir de la victoires des moustachus contre les barbus, mais là, personne ne s’est indigné...

Un niveau bas

Aucune grande équipe dans ce Mondial plutôt terne finalement. Devant quel match s’est-on réellement régalé ? Franchement, je suis bien plus enjoué tout au long de l’année avec les confrontations entre Manchester United et Chelsea, Arsenal et Liverpool, ou encore Tottenham et City. Le dernier grand match d’une coupe du monde était la finale de 2006 entre l’Italie et la France, en grande partie grâce au dernier génie du football : Zinedine Zidane. Pas la peine de faire un foin tous les 4 ans pour la coupe du monde, dont les seuls véritables gagnants sont les marques/sponsors. Pour eux, pas de problèmes, tout se déroule toujours comme prévu. Ni les habitants du pays organisateurs, ni les téléspactateurs sont très gâtés en vérité. Ah d’ailleurs, deux mots sur les cons qui se mettent subitement à mater de la verdure dans leur télévision juste parce que c’est la coupe du monde, je vous en supplie, arrêtez. Ne vous forcez plus. Vous n’aimez pas vraiment le foot, et sachez qu’il ne vous aime pas non plus. Les seules personnes respectables sont celles qui, comme ma grand mère, répondent dès qu’on leur parle de coupe du monde : « oh moi j’aime pas ça le foot, alors je regarde pas ! »

Messi, ce petit naze

Il n’est pas passé loin mais non, Messi ne sera pas champion du monde. Lui qui a été 4 fois ballon d’or, qui a tout gagné avec le Barca, ne remportera sans doute jamais le plus « grand » des trophées. C’est à la fois un soulagement et une déception. J’aurais adoré entendre tous les ânes dire qu’il a tout gagné, que c’est le meilleur de tous les temps, qu’il a explosé tous les records de buts, devancé Maradona etc etc... alors que pendant cette coupe du monde, il a été régulier a un niveau très très moyen, un joueur lambda. Si l’Argentine a été jusqu’en finale, c’est avec un maximum de réussite, une grande défense et un très bon Di Maria. Messi a été un poids plus qu’autre chose. C’est un très grand joueur sur le déclin. Je trouve d’ailleurs pas ça choquant de lui avoir donné le trophée de « meilleur joueur de la coupe du monde », un peu comme une récompense pour l’ensemble de sa carrière. Terminée.

Désastre brésilien

Il fallait lire les titres de la presse, ceux des blogs et sites internet après la demi finale perdue par les brésiliens sur le score de 7 à 1 face aux allemands. Si on avait été crédule, on aurait pu croire qu’il s’était véritablement passé quelque chose de grave, d’important, qui allait changé l’Histoire du pays des strings et des travestis... Or, ce n’était qu’un match de foot. Certes, un score très élevé et peu commun, mais seulement un match de foot, aussi chiant qu’un 64ème de finale de coupe de France entre Lyon et un club amateur. J’ai même lu le mot « désastre » pour le Brésil. Quelle bande de cons... Le seul désastre de ce pays, ça a été l’absence de révolte du peuple, dont plus personne n’a parlé des que le premier coup d’envoi a été donné. Tous les faux révolutionnaires du monde, qui s’indignaient du sort des pauvres brésiliens avant les matchs, ont sagement fermé leurs gueules pendant tout le tournoi qu’ils ont regardé pour ne pas se retrouver seuls pendant un mois. Mais je ne vais pas m’étaler sur ces enculés pas intéressants. Ce peuple n’était pas dans les stades, c’est une certitude. Est-ce qu’ils regardaient les matchs chez eux ou sur la plage et ont oublie leurs problèmes subitement ? Ou est-ce qu’ils ont essayé de se révolter mais ont été tabasses par ces ordures de flics ? On en sera jamais rien, car aucun des journalistes du monde entier n’a fait son travail, comme souvent.

Pour finir, une mention spéciale pour l’insupportable Christian Jean Pierre, sans doute l’un des plus grands abrutis de ce pays qui cumule journalisme, patriotisme, antiracisme, sentimentalisme à deux balles et bêtise. Suicide toi, s’il te plaît Christian.

Gustavo Mazzatella.

1 commentaire:

  1. Pour les connaisseurs cette Coupe du Monde était bidon, pas de défense, peu de tactique, d'engagement. Pour les footix elle était formidable car beaucoup de but donc de "spectacle". Peut être s'achemine t'on vers le modèle NBA, certainement le plus habile pour amasser les tunes : des rencontres sans saveur mais qui génèrent des top-ten de but toute l'année, des vrais matchs au printemps qui continueront de ravir les passionnés et un tournoi à la sauce All Star Game, l'été à intervalle régulier... Ah merde, c'est déjà comme ça !

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